Un spectacle immersif pour voyager avec le thé de la Chine impériale à l’Angleterre de la reine Victoria.

Bienvenue dans mon salon de thé itinérant Je me nomme Betty Bedford et je vais vous emmener dans un voyage plein de surprises qui nous conduira de l’empire du milieu à celui de sa très gracieuse Majesté ou nous dégusterons un délicieux « Afternoon-Tea »
A ce propos je précise que je ne suis pas de la famille de la célèbre duchesse de Bedford dont nous reparlerons tout à l’heure.
Fermez les yeux. Entendez-vous ce bruit ?
Un ruisseau bouillonnant captif dans une cage d’agent
Le vent y danse, tourbillonne, cherche une issue,
Et soudain, un cri perçant
Puis vient l’apaisement, le retour au calme,
La mélodie s’éteint en volutes invisibles,
Et ne reste que la promesse d’une eau fumante,
Infusant la sérénité de l’instant.
Betty Bedford (autour de 1868)
Le thé sucré va devenir le carburant de l’ouvrier de la révolution industrielle. En ce début du 19eme siècle, l’augmentation de la population et l’exode rural viennent gonfler les quartiers misérables des zones urbaines et fournir une main d’œuvre bon marché à une industrie en plein essor. C’est le monde décrit par Dickens.
L’air est épais, mélange de suie et de misère. Au-dessus des toits ,les grandes cheminées déversent un torrent ininterrompu de fumée qui s’accroche aux briques humides comme un manteau de cendres. On ne distingue guère le matin du soir tant la lumière est pâle et peine à percer la chape de brouillard.
Dès l’aurore les ouvriers s’engouffrent dans les manufactures et subissent les cadences infernales imposées par les machines. Les mains noircies par l’huile et la poussière, ils poussent, tirent, martèlent sous l’œil sévère des contremaîtres. Une pause ? Un retard ? C’est la sanction, et le maigre salaire rogné encore davantage
Marion Loughtley (vers 1868)

